Feuilles mortes, église et robe chemise

C’était octobre, à Paris, avant de partir en Thaïlande – avec Noctvrna, nous ne pouvions plus nous voir très souvent et avions convenu de nous retrouver avant mon départ pour une séance photo. L’hiver m’inspirant nettement moins que l’été, je n’avais pour son objectif qu’une nouvelle robe chemise à carreaux aux tonalités décidément automnales. Je suis assez nostalgique en regardant ces photos, car beaucoup de choses ont changé depuis, et la vie a décidément pris un tour plus stressant. Les photos ont été prises autour de l’église russe orthodoxe Saint-Serge de Radonège, un des nombreux secrets plus ou moins bien gardés de Paris. Nous n’avions choisi l’endroit que parce que nous savions l’église en brique et apte à se marier aux tons de ma robe, mais j’ai été charmée par l’air alourdi d’encens de l’église et par le drôle de jardin qui l’entoure, un havre de paix tout en hauteur à deux pas du métro Crimée, incluant cabane et potager.

Mais venons-en aux faits ! J’avais énormément de doutes en me lançant dans cette robe à carreaux oranges et verts, mais je me suis obstinée en m’auto-persuadant que ce serait une bonne idée, par exemple pour me déguiser en citrouille pour Halloween (est-il bon de rappeler que ce genre de circonstance n’arrive jamais?)… Bien m’en a pris : ce n’est pas un vêtement que je porterais, disons, au printemps, mais je la trouve tout à fait mettable. Noctvrna m’a confié que c’était l’un de ses favoris parmi ceux qu’elle a pu prendre en photo.

J’ai changé de patron en utilisant le hit blogosphérique qu’est la robe Cami de Pauline Alice. Comme l’existence des robes-chemises à fermeture éclair est pour moi un mystère doublé d’une absurdité que je hisse au même rang que les pulls à glissière, j’en ai quelque peu modifié le patron, lui ajoutant un peu d’ampleur au passage. Que voulez-vous : pour moi, une robe chemise, ça se déboutonne… Néanmoins, malgré le défaut impardonnable de sa fermeture à glissière, j’avoue avoir été assez séduite par ce patron, simple et bien conçu, qui se prête parfaitement à ma passion maniaque pour les carreaux bien alignés. J’en envisage déjà d’autres déclinaisons… à carreaux, naturellement.

17 réponses sur “Feuilles mortes, église et robe chemise”

  1. Qu’elle est belle cette robe ! Je n’avais jamais remarqué que la robe Cami avait une fermeture à glissière et pourtant j’avais déjà envisagé de l’acheter… Je partage ton point de vue sur le concept un peu étrange d’ajouter une fermeture à glissière sachant qu’on a déjà une boutonnière ^^. Photos toujours aussi jolies !

    1. J’avoue : je préfère toujours éviter les fermetures à glissière que je n’aime pas beaucoup – je leur préfère les boutons, plus délicats. Mais c’est une modification très facile à faire et j’ai beaucoup apprécié ce patron – je te le recommandes si tu y penses toujours !

  2. Bonjour,

    J’adore ta version elle est magnifique tout comme les photos et le modèle. La fermeture n’est en effet pas indispensable !!
    Est-ce que la patte de boutonnage descend jusqu’en bas?
    Bonne continuation
    Pauline

    1. Merci! Avec une forme cintrée et une jupe évasée, je dois dire que je ne me pose pas trop la question du bûcheron, mais au pire, cela ne m’a jamais dérangée!

    1. Merci – pourtant, elle est assez éloignée de ton style!

      C’est assez étrange, ces puits de sérénité (je dis « puits » car l’espace était si vertical!) en plein Paris, j’en garde un souvenir hors du temps, très particulier.

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